
Le reflux gastro-œsophagien (RGO), souvent appelé reflux gastrique, peut provoquer des remontées acides, des brûlures derrière le sternum ou un inconfort après les repas.
L’alimentation peut jouer un rôle dans l’apparition des symptômes. Les aliments très gras, frits ou épicés, le café et l’alcool font notamment partie des déclencheurs fréquemment rapportés [1].
Dans les cuisines africaines, certains plats riches en matières grasses ou en épices peuvent ainsi être moins bien tolérés. Il n’est toutefois pas nécessaire de les supprimer systématiquement : les déclencheurs varient d’une personne à l’autre.
L’objectif est surtout d’identifier les aliments qui aggravent personnellement les symptômes et d’adapter progressivement ses habitudes.
Le reflux survient lorsque le contenu de l’estomac remonte dans l’œsophage. Normalement, une zone musculaire située entre ces deux organes contribue à empêcher ces remontées.
Certains aliments et certaines habitudes alimentaires peuvent favoriser ou aggraver les symptômes. Les recommandations médicales soulignent toutefois qu’il existe d’importantes différences d’une personne à l’autre [1,2].
Il est donc préférable d’identifier ses propres déclencheurs plutôt que d’adopter un régime trop restrictif.
Parmi les aliments et préparations fréquemment associés aux symptômes du reflux, on retrouve :
Les aliments riches en matières grasses et les plats épicés font partie des déclencheurs fréquemment rapportés [1]. Leur effet reste néanmoins individuel.
Il n’est donc pas nécessaire de les supprimer définitivement. Si un aliment semble régulièrement provoquer des brûlures ou des remontées acides, réduire sa consommation pendant quelque temps permet d’observer si les symptômes s’améliorent.
Certaines boissons peuvent également accentuer le reflux chez les personnes sensibles, notamment :
L’eau constitue une option simple pour maintenir une bonne hydratation.
La tolérance de boissons comme le bissap ou les infusions de gingembre peut varier. Si leur consommation semble régulièrement associée à des brûlures ou des remontées acides, il peut être utile d’en réduire la quantité.
Souffrir de reflux ne signifie pas renoncer aux cuisines africaines. Quelques changements simples peuvent suffire :
Le riz, l’igname, le manioc, le gombo, les légumes-feuilles ou encore la papaye peuvent parfaitement s’intégrer dans une alimentation variée lorsqu’ils sont bien tolérés.
Ces aliments ne traitent cependant pas spécifiquement le reflux. L’essentiel est d’observer sa propre tolérance digestive.
Au-delà des aliments consommés, quelques habitudes peuvent contribuer à réduire les symptômes.
Évitez de manger juste avant de vous coucher. En cas de reflux, il est recommandé d’éviter les repas dans les 2 à 3 heures précédant le coucher et de ne pas s’allonger immédiatement après avoir mangé [2].
Identifiez vos déclencheurs. Un petit carnet indiquant les aliments consommés et les symptômes ressentis peut aider à repérer certaines associations.
Évitez les repas très copieux. Si les grandes quantités aggravent les symptômes, privilégiez des portions plus raisonnables, notamment lors des repas familiaux ou festifs.
Maintenez un poids adapté si nécessaire. Chez les personnes en surpoids ou souffrant d’obésité, une perte de poids peut contribuer à améliorer les symptômes du reflux [2]. Un professionnel de santé peut accompagner cette démarche.
Des brûlures ou remontées acides occasionnelles peuvent survenir chez de nombreuses personnes. Une consultation est toutefois recommandée lorsque les symptômes deviennent fréquents, persistent malgré les changements alimentaires ou perturbent le quotidien.
Il est particulièrement important de consulter en présence de signes d’alerte comme :
Selon les structures disponibles, il est possible de consulter un médecin, un centre de santé communautaire, un dispensaire ou une clinique.
Le reflux gastrique peut être influencé par l’alimentation, mais il n’existe pas de régime universel adapté à tout le monde.
Les plats très gras, les fritures, certains aliments épicés ou certaines boissons peuvent aggraver les symptômes. L’objectif est donc d’identifier ses propres déclencheurs plutôt que de supprimer inutilement de nombreux aliments.
Privilégier des cuissons moins grasses, éviter les repas très copieux et ne pas manger juste avant de se coucher sont des mesures simples qui peuvent améliorer le confort digestif.
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Non. Certaines personnes les tolèrent bien, tandis que d’autres constatent une aggravation de leurs symptômes. Il faut surtout observer sa propre tolérance.
Oui. Il suffit souvent d’adapter certaines préparations en réduisant les fritures, les matières grasses ou le piment lorsqu’ils déclenchent des symptômes.
Il n’existe pas d’aliment universellement « anti-reflux ». Une alimentation variée et équilibrée reste recommandée. Lorsque les fritures sont mal tolérées, privilégiez des cuissons moins grasses comme la vapeur, le four, l’eau ou le grill.
[1] National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases (NIDDK/NIH). Eating, Diet, & Nutrition for GER & GERD. National Institutes of Health.
[2] Katz PO et al. ACG Clinical Guideline for the Diagnosis and Management of Gastroesophageal Reflux Disease. American Journal of Gastroenterology. 2022;117(1):27–56.

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